La soumission au Pontife romain et la nécessité du baptême
19 février 2026
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Frère Peter Dimond, O.S.B.

Cette vidéo porte sur le dogme selon lequel il faut être soumis au Pontife romain pour être sauvé et comment ce dogme prouve également que personne ne peut être sauvé sans le sacrement du baptême.

Dans la célèbre bulle Unam sanctam de 1302, le pape Boniface VIII a déclaré qu'il n'y a ni salut ni rémission des péchés en dehors de l'Église catholique.

Pape Boniface VIII, Unam sanctam, 18 nov. 1302 :
« ...une seule sainte Église catholique et en même temps apostolique, et nous la croyons fermement et la confessons simplement, elle hors de laquelle il n’y a ni salut, ni rémission des péchés… »

Il a ensuite défini solennellement :

Pape Boniface VIII, Unam sanctam, 18 nov. 1302 :
« En conséquence nous déclarons, disons et définissons qu’il est absolument nécessaire au salut, pour toute créature humaine, d’être soumise au pontife romain. »

C’est une déclaration ex-cathedra. Cela signifie que c’est une proclamation infaillible faite depuis la Chaire de Saint Pierre. Il est donc absolument certain qu'aucun homme ne peut être sauvé sans être soumis au Pontife romain lorsqu'il y a un vrai Pape, et donc qu'aucun homme ne peut être sauvé sans être soumis à l'autorité de l'Église catholique.

Les adultes qui croient en la vraie foi deviennent sujets de l'Église lorsqu'ils reçoivent le sacrement du baptême, c'est-à-dire le baptême d'eau. Les enfants en bas âge deviennent également sujets de l'Église et sont comptés parmi les fidèles lorsqu'ils reçoivent le baptême. Cependant l'Église catholique enseigne tout aussi infailliblement qu'elle n'exerce pas d'autorité spirituelle ou de juridiction sur quiconque n'ayant pas reçu le sacrement du baptême. Ceci est ancré dans la loi divine et a été proclamé lors du Concile de Trente.

Pape Jules III, Concile de Trente, 14e session, chap. 2, Sur les sacrements du baptême et de la pénitence :
« … l'Église n'exerçant de juridiction sur personne, qui ne soit premièrement entré dans son sein par la porte du baptême. Car pourquoi, dit l'Apôtre (1 Cor. 5), entreprendrais-je de juger ceux qui sont hors de l’Eglise ?. Il n’en est pas de même des domestiques de la foi, que notre Seigneur Jésus-Christ a faits une fois membres de son corps par l’eau du baptême… »

Cette vérité selon laquelle l’Église n’exerce pas de juridiction ou d’autorité spirituelle sur quiconque n’a pas reçu le sacrement du baptême, est reprise par de nombreux théologiens, y compris par des théologiens qui ont cru à tort que certaines personnes pouvaient être sauvées sans baptême à travers le  « baptême de désir ».

Le principe proclamé par le Concile de Trente et fondé sur les paroles de saint Paul, selon lequel l'Église n'exerce pas de juridiction ou d'autorité sur quiconque n'est pas baptisé, est lié à la vérité selon laquelle c'est uniquement par le baptême d'eau que l'on devient membre de l'Église du Christ.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, « Exultate Deo », 22 novembre 1439 :
«  Le saint baptême, qui est la porte d'entrée de la vie spirituelle, occupe la première place parmi tous les sacrements ; par lui, nous devenons membres du Christ et du corps de l'Église. Et puisque la mort est entrée dans l'univers par le premier homme, “si nous ne naissons de nouveau d'eau et d'Esprit, nous ne pouvons, comme le dit la Vérité, entrer dans le royaume des cieux” [Jean 3, 5]. La matière de ce sacrement est l'eau réelle et naturelle. »

Cette vidéo ne porte pas sur l'appartenance à l'Église en tant que telle, mais bien sur la juridiction et la soumission au Pontife romain en ce qui concerne la nécessité du baptême.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 :
« … seuls font partie des membres de l’Eglise ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi ».

Les théologiens qui croyaient au baptême de désir tout en admettant que l'Église n'exerce aucune juridiction sur les non-baptisés, n'ont tout simplement pas vu, entre autres choses, l’implication de cette admission sur la juridiction à la lumière de la définition dogmatique de Boniface VIII. Voici quelques citations pertinentes.

Les théologiens d'avant Vatican II, Salaverri et Nicolau, qui avaient obtenu l’imprimatur en 1955, ont écrit :

P. Joachim Salaverri et P. Michaele Nicolau, Sacrae Theologiae Summa IB, Sur l'Église du Christ - Sur la Sainte Écriture, Imprimatur 1955, p. 419 :
« Le baptême n'est pas nécessaire aux catéchumènes pour qu'ils soient catéchumènes, concédé ; pour qu'ils soient sujets et membres de l'Église, rejeté. »

Ils admettent que personne ne peut être sujet de l'Église sans le baptême, et que quiconque veut être sauvé doit être sujet de l'Église comme nous l'avons vu avec Unam sanctam.

Le Père Amleto Cicognani dans un ouvrage ayant reçu l’Imprimatur en 1934, écrit :

Amleto Giovanni Cicognani, Canon Law [Droit canonique], Imprimatur 1934, pp. 562-563 :
« Selon la loi divine, les non-baptisés ne sont pas soumis aux lois ecclésiastiques... Les catéchumènes ne sont pas tenus aux lois de l'Église, pour la simple raison qu'ils n'ont pas encore reçu le sacrement du baptême et n'ont donc pas de personnalité juridique dans l'Église. »

Le théologien d'avant Vatican II, Ludwig Ott, écrit quant à lui :

Ludwig Ott, Fundamentals of Catholic Dogma, Imprimatur 1954, livre 4, pt. 2, chap. 5 :
« Ne doivent pas être comptés parmi les membres de l’Église: a) Les non-baptisés [...] Les catéchumènes ne doivent pas être comptés parmi les membres de l’Église [...] L’Église ne revendique aucune juridiction sur eux (D 895). Les Pères établissent une ligne de séparation très nette entre les catéchumènes et les “fidèles”. »

Saint Robert Bellarmin, sur la Justification, Livre I, Chap. 9 :

St Robert Bellarmin, De Justificatione, livre I, chap. 9 : «  les catéchumènes croient que l’Église est sainte et pourtant ils savent qu’ils n’en font pas encore partie… »

St Robert Bellarmin, De Ecclesia Militante, Chap. III, Sur les non-baptisés :
 « [I]l est certain que les catéchumènes ne sont en réalité pas dans l’Église et à proprement parler […] les catéchumènes n'ont droit à aucun des sacrements, ni aux autres choses qui sont communes à l'Église universelle. »

Mgr Van Noort, Christ’s Church: Dogmatic Theology (Volume 2), Imprimatur 1956, pp. 240-241 : « Ceux qui n'ont pas reçu le baptême d'eau ne sont pas membres de l'Église [...] l'Église n'a pas de pouvoir de “gouvernement” sur les catéchumènes »

Comme nous pouvons le constater, il est largement admis par les théologiens que personne ne peut être membre de l'Église ou soumis à l'autorité spirituelle de l'Église sans le baptême d'eau. Sur ce point, ces théologiens répétaient correctement ce que la Chaire de Saint Pierre et le Magistère ont enseigné.

Puisqu'il est absolument nécessaire pour le salut de toute créature humaine d'être soumise au Pontife romain, comme nous l'avons vu dans la définition de Boniface VIII ; et qu'il est impossible d'être soumis au Pontife romain ou à l'Église sans avoir reçu le sacrement du baptême, il s'ensuit que personne ne peut être sauvé sans le sacrement du baptême, et que seul le baptême d'eau est le sacrement du baptême.

Pape Paul III, Concile de Trente, Canon 5 sur le sacrement du baptême :
« Si quelqu'un dit que le baptême est libre, c'est-à-dire qu'il n'est pas nécessaire au salut : Qu'il soit anathème. »

Pape Paul III, Concile de Trente, Canon 2 sur le sacrement du baptême :
« Si quelqu'un dit que l’eau vraie et naturelle n'est pas de nécessité pour le sacrement de baptême, et pour ce sujet, détourne à quelque explication métaphorique ces paroles de Notre Seigneur Jésus-Christ : Si un homme ne renaît de l'eau et du Saint-Esprit : Qu'il soit anathème. »

Pape Pie XII, Mediator Dei, 20 novembre 1947 : 
« [L]e bain baptismal distingue tous les chrétiens [christianos omnes] et les sépare de ceux que l’eau sainte n’a point purifiés et qui ne sont point membres du Christ… »

Ces points confirment ce que Jésus-Christ a proclamé dans Jean 3:5, à savoir que si l'on ne renaît pas de l'eau et de l'Esprit, on ne peut pas entrer dans le royaume de Dieu. C’est là l’enseignement dogmatique de l'Église catholique.

Jean 3:5 - « En vérité, en vérité, je te le dis, si quelqu'un ne renaît de l'eau et de l'Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. »

Ἀμὴν ἀμὴν λέγω σοι ἐὰν μή τις γεννηθῇ ἐξ ὕδατος καὶ Πνεύματος, οὐ δύναται εἰσελθεῖν εἰς τὴν βασιλείαν τοῦ Θεοῦ.

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